Nutrithérapie

Médecine nutritionnelle et fonctionnelle. L’art de la micronutrition!

 

Pourquoi la médecine fonctionnelle ?

Les troubles fonctionnels représentent plus de 75% des motifs de consultation en France et, à défaut d’être pris correctement en charge, peuvent évoluer vers des états chroniques. Nous sommes face à une épidémie et un risque majeur de faillite des des systèmes d’assurances maladies à moyen terme! C’est de la folie! L’approche allopathique seule face aux maladies chroniques, inflammatoires, auto-immunes et allergiques, est la promesse d’un très  grande désillusion dont nous voyons les effets délétères tout autour de nous, dans nos familles et no communautés.

Définition et concept

Dérivant de la nutrition, la micronutrition consiste à satisfaire les besoins en micronutriments de l’individu, par une alimentation à haute densité nutritives adaptée à son épigénétique en premier lieu et qui pourrait être associée si nécessaire à une alimentation personnalisée. La micronutrition s’intéresse à l’impact des micronutriments sur la santé et vise à optimiser le statut en micronutriments de l’organisme de manière individualisée. Le constat est simple, chacun est unique, pourvu de son métabolisme et de ses propres besoins.

En effet, l’Homme montre un haut degré d’individualité et on sait qu’il n’y a pas deux personnes qui montrent la même constitution biologique même si les différences ne sont pas toujours très apparentes souligne Gérard B. Martin dans son ouvrage « L’Homme et ses aliments ». On y lit également que d’un point de vue scientifique, l’Homme moyen sur lequel sont basées de nombreuses recommandations d’ordre nutritionnel, n’existe pas. L’Homme moderne présente beaucoup moins d’uniformité qu’on le pense.

Ainsi, le but de la micronutrition est d’adapter l’alimentation d’un individu à son profil personnel. Il en découle ainsi son principe essentiel : la prise en charge nutritionnelle individualisée du patient par détection des éventuels dysfonctionnements et leurs corrections.

Troubles fonctionnelles.

En effet, en plus d’optimiser le contenu de l’assiette, il s’agit aussi de s’appuyer sur l’existence d’éventuels troubles fonctionnels du patient que la médecine allopathique peine à traiter. Les troubles fonctionnels résulteraient de l’existence de déséquilibres, de déficits ou d’intolérances à des constituants de notre ration.

Médecine classique et Médecine fonctionnelle.

L’idée est que dans le cas où les besoins des tissus sont assurés de manière optimale, la probabilité que des troubles fonctionnels ou une pathologie se manifestent est moindre qu’en cas de déficience micronutritionnelle.

Le traitement médical « classique » vise à corriger l’atteinte et à soulager la douleur. Lors d’une pathologie ou d’une infection, un déséquilibre nutritionnel cellulaire peut apparaitre, le but de la micronutrition sera de rétablir cet équilibre. De plus, il est à envisager que la restauration d’équilibres perturbés pourrait favoriser une meilleure efficacité de toute thérapie instaurée.

La prise en charge micronutritionnelle ne s’oppose en aucun cas à l’acte médical. Au contraire, si elle est menée correctement, elle peut en renforcer les bénéfices et en diminuer les effets secondaires. La micronutrition propose d’apporter des solutions complémentaires, avec des conseils de santé centrés sur l’alimentation et complétés par une approche micronutritionnelle adaptée aux besoins de chacun des patients.

Des investigations biologiques peuvent s’avérer indispensables dans certaines situations pour établir le lien entre des symptômes ressentis. Il s’agit là d’une des limites de l’activité officinale. Cependant, le pharmacien peut, lorsqu’il le juge nécessaire, orienter le patient vers un micronutritionniste . Basée sur le bon sens et les principes fondateurs de la médecine occidentale, de nombreuses études cliniques récentes démontrent que la Médecine Nutritionnelle et Fonctionnelle satisfait les critères de l’«Evidence Based Medicine».

Elle devrait être considérée comme une approche de base, indispensable à la gestion de la santé des patients dans un cadre préventif ou curatif. Nous vous proposons depuis 2015 une formation en nutrithérapie et micronutrition, car chez Innov’naturopathie, nous croyons que c’est un outil indispensable à l’approche holistique, du fait de notre mode de vie moderne et de l’état actuel du monde (Fukushima, Tchernobyl, pesticides, aliments morts….), de nos aliments toujours plus transformés et agressifs etc…

La Médecine Nutritionnelle est complémentaire de toute autre approche médicale dont elle améliore souvent l’efficacité ou réduit les effets secondaires.

Champ d’action

D’après le concept de micronutrition, chaque fonction physiologique dépend de la présence optimale de molécules qui y participent. Il en découle, qu’une cellule « mal nourrie » ou oxygénée aura tendance à dysfonctionner et à l’échelle des tissus, cela se traduira par des troubles fonctionnels (fatigue, troubles digestifs, troubles ostéo-articulaires, troubles infectieux, troubles cutanés ou circulatoires). L’aliment intervient sur la santé de l’individu à quatre niveaux différents :

  • fournir de l’énergie pour un fonctionnement global des cellules de l’organisme,
  • fournir des micronutriments pour les faire fonctionner ,
  • se comporter comme un messager pour moduler l’expression des gènes
  • se comporter comme facilitateur ou perturbateur de l’écosystème digestif.

Principes fondamentaux et champs d’application

L’étude des micronutriments est très complexe du fait de leur nombre et de leurs interactions. Il faut admettre que l’on est obligé de raisonner sur des données moyennes et disparates pour tenter de dégager de grandes règles:

  • la recherche du maintien ou du rétablissement de l’équilibre biologique en évitant des déficiences graves ou excès néfastes ;
  • l’administration de micronutriments, complémentaires, en quantités raisonnables pour obtenir une synergie d’effets (rares et dans certaines pathologies car bien souvent si on traite bien le terrain et que l’on adapte l’alimentation c’est largement suffisant ;
  • éviter l’utilisation de micronutriments incompatibles, dont la toxicité risque de se potentialiser ;
  • tenir compte du patrimoine génétique, héritage biologique différent pour chacun ;
  • tenir compte des habitudes alimentaires liées aux traditions familiales et régionales ;
  • apporter dans certaines circonstances aux cellules les moyens de défense contre les agressions causées par l’absorption de « toxiques » représentés par les drogues, l’alcool et les médicaments en excès et le tabac ;
  • un dernier principe se réfère à l’écologie alimentaire.

La démarche du micronutritionniste fait appel à trois principes que sont la « fonctionnalité », l’assimilation et la biodisponibilité optimale :

  • La « fonctionnalité »: Elle est définie dans l’ouvrage « Aliments fonctionnels » de Roberfroid comme « l’interaction significative et bénéfique d’un nutriment avec une ou plusieurs fonctions dans l’organisme ». Cette approche fait envisager l’aliment comme un ensemble de molécules interdépendantes les unes des autres et capable d’influer sur les fonctions physiologiques. L’analyse des besoins de la cellule par rapport au fonctionnement des tissus est un tout autre concept que de se focaliser sur les apports optimaux en partant de l’assiette. Ce concept adoptant une courbe en U de base étroite, définit une fourchette entre une dose minimale indispensable d’un nutriment ou d’un micronutriment et une dose maximale. Elle tente de tenir compte, après des études, des effets d’un nutriment au sein des différents métabolismes ainsi que de son interaction avec d’autres nutriments. Il en résulte la fourchette utile et suffisante dans laquelle un nutriment ou un micronutriment peut être conseillé chaque jour pour le meilleur bienfait de l’organisme en évitant des doses trop élevées qui pourraient être néfastes, ou insuffisantes qui pourraient être inefficaces. Cette notion amène le micronutritionniste à évaluer au cas par cas la complémentation qui ne doit pas être systématique ou à dose massive. D’après le Docteur D. Riché, la micronutrition va au-delà du concept d’alimentation « fonctionnelle » puisque elle propose en plus la stratégie d’accompagnement individualisée .
  • L’assimilation : En relation directe avec l’écosystème intestinal et par l’intermédiaire des probiotiques, ce principe cherche à garantir la meilleure digestion et une absorption optimale des nutriments et des micronutriments. Optimiser le fonctionnement digestif est le préalable systématique de la prise en charge micronutrionnelle. En effet, l’apport correct au niveau de l’alimentation ou de la complémentation ne saurait être efficace s’il n’est pas intégré correctement par l’organisme.
  • La biodisponibilité optimale : Il existe plusieurs définitions de la biodisponibilité des nutriments. D’une manière générale, il s’agit de la proportion d’un nutriment absorbée par la muqueuse intestinale et qui servira de nutriment pour le métabolisme cellulaire et les fonctions organiques normales. La biodisponibilité dépend de la matrice alimentaire, des procédés de préparation et de cuisson et des interactions avec les autres nutriments et antinutriments. Cela implique de choisir des formes d’apport qui permettent une intégration correcte des molécules jusqu’aux cellules, en tenant compte des éventuels phénomènes de compétition ou d’inhibition qui peuvent survenir et altérer alors l’assimilation des nutriments. Par exemple, le fer ou le zinc ont des biodisponibilités particulièrement faibles, surtout lorsqu’ils sont issus d’aliments végétaux qui contiennent des phytates. Ces composés phosphorés les complexent et inhibent leur absorption intestinale. Enfin, l’état physiologique du sujet influence aussi la biodisponibilité .

Ces règles et ces trois principes sont les bases de la prise en charge micronutritionnelle.

champs d’application

Quant aux champs d’application, ils sont nombreux et variés. On peut notamment citer :

  • la préservation d’un bien-être quotidien et d’une santé à long terme ;
  • la prévention des maladies cardio-vasculaires et du syndrome métabolique ;
  • la prévention du vieillissement et des maladies dégénératives ; – la prévention de l’ostéoporose et des états de fragilité ;
  • la prévention du surpoids, l’accompagnement du traitement du surpoids et de ses complications cardio-métaboliques ;
  • les troubles du fonctionnement digestif (inconforts digestifs, troubles fonctionnels intestinaux, constipation…);
  • les troubles de l’humeur et du sommeil ;
  • la prise en charge du sportif : optimiser les performances sportives, la tolérance à l’entraînement et la récupération.

Les principes d’action de la micronutrition

Ils ciblent alors cinq systèmes appelés « maillons faibles » par les micronutritionnistes. Ces derniers ont rapportés que des troubles fonctionnels chroniques coïncidaient avec un nombre limité de points faibles souvent incriminés.

En effet, les anomalies touchaient le plus souvent certains processus (régulation hormonale, nerveuse et protection cellulaire) et principalement deux organes (cerveau et intestin). Nommés « maillons faibles » parce qu’ils sont souvent mentionnés dans les dysfonctionnements, la qualité des apports nutritionnels pourrait cependant largement les prévenir. Il en existe donc cinq : ¸

  • le « maillon » intestinal : il joue un rôle capital pour l’assimilation des nutriments et pour la défense de l’organisme, grâce à tous ses systèmes enzymatiques et à sa flore intestinale ;
  • le maillon » gastrique, l’estomac joue un rôle essentiel dans la digestion des nutriments et de la santé globale. Un estomac insuffisamment acide est aussi un facteur de mauvaise absorption de micronutriments et de risques d’infection ou de colonisation; autrement dit l’assimilation des nutriments présents dans la nourriture que l’on ingère diminue, même si celle-ci est d’excellente qualité et on risque la candidose ou le SIBO par exemple!
  • le « maillon » membranaire : les membranes cellulaires sont composées essentiellement d’acides gras saturés et insaturés (oméga 3 et oméga 6), leur bon équilibre permet une souplesse optimale des membranes et donc une fluidité membranaire indispensable au bon fonctionnement cellulaire et surtout une diminution de l’inflammation;
  • le « maillon » cérébral : le cerveau, pour fonctionner correctement, utilise les protéines alimentaires nécessaires à la synthèse des neuromédiateurs qui gèrent notre comportement, nos actions, nos humeurs et notre sommeil, le lien avec un bon état gastrique et intestinal  est évident ;
  • le « maillon » de la protection cellulaire : les cellules de l’organisme utilisent l’oxygène afin de fournir l’énergie nécessaire. Une partie de cet oxygène est à l’origine de la libération de dérivés très agressifs appelés radicaux libres que l’organisme doit neutraliser. Il s’agit de la protection cellulaire composée d’enzymes anti-radicalaires (issues de la génétique) et des piégeurs de radicaux libres issus principalement de notre alimentation.

Objectif

L’objectif de la micronutrition pour optimiser l’état de santé d’un individu est d’explorer et renforcer si besoin ces cinq systèmes intriqués entre eux et naturellement présent dans l’organisme. Le but étant de les faire fonctionner au mieux et d’éviter tout déséquilibre duquel peuvent jaillir des symptômes ressentis au quotidien (la fatigue, les troubles de l’humeur, du sommeil ou de la mémoire, les douleurs diffuses, la fragilité osseuse et tendineuse, les problèmes cutanés, hormonaux ou digestifs…) mais aussi à plus long terme (des maladies inflammatoires, des maladies artérielles coronaires, des accidents vasculaires cérébraux, certains cancers, un diabète insulino-résistant, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, l’asthme ou l’arthrose…). L’enjeu de la micronutrition sera d’assurer le bon apport des aliments et donc des micronutriments grâce auxquels on pourra maintenir un bon état de santé global ou prévenir ces anomalies. La partie qui suit répertorie une majeure partie des micronutriments « classiques » que sont les vitamines, minéraux et oligo-éléments.

La formation Innov’Naturopathie

Nous vous proposons une  formation complète et approfondie qui aborde la santé d’un point de vue biochimique (moléculaire). Dans certains pays on parle de nutrithérapie sous le terme de médecine orthomoléculaire. L’objectif d’innov’naturopathie est de vous apporter un enseignement en micronutrition à la pointe de la recherche, réactif et toujours actualisé en fonction des dernières études scientifiques. Nos formateurs sont des thérapeutes professionnels actifs qui mettent en pratique les cours qui vous sont enseignés. Ce sont donc des cours concrets et pratiques!