Le scorbut est-il contagieux ? Non. Le scorbut n’est pas une maladie infectieuse et ne se transmet pas d’une personne à une autre. Il apparaît lorsqu’une personne souffre d’une carence importante et prolongée en vitamine C, également appelée acide ascorbique.
Contrairement à une infection virale ou bactérienne, il est donc impossible d’« attraper » une maladie carentielle liée à la vitamine C en touchant une personne malade, en partageant ses couverts, en l’embrassant, en respirant le même air ou en vivant à ses côtés.
Le scorbut est une maladie nutritionnelle liée avant tout à un apport insuffisant en vitamine C. Dans les situations les plus sévères, cette carence perturbe notamment la fabrication du collagène et fragilise les tissus conjonctifs et les petits vaisseaux sanguins. Elle peut alors provoquer une grande fatigue, des douleurs, des ecchymoses, des saignements des gencives, une mauvaise cicatrisation et, dans les formes avancées, des complications potentiellement graves.
À retenir : une maladie carentielle liée à la vitamine C n’est pas contagieuse. Il n’existe aucun risque de transmission entre deux personnes.
Le scorbut est-il contagieux ?
Non, le scorbut n’est pas contagieux.
Il n’est provoqué ni par un virus, ni par une bactérie, ni par un champignon ou un parasite. Il ne possède donc pas de mécanisme de transmission interhumaine.
Une personne atteinte d’une maladie carentielle liée à la vitamine C ne peut pas transmettre sa maladie à son entourage.
Le mécanisme est fondamentalement différent de celui d’une maladie infectieuse. Dans le scorbut, le problème vient du fait que l’organisme ne reçoit pas suffisamment de vitamine C pendant une période suffisamment longue pour maintenir correctement certaines fonctions biologiques essentielles.
La vitamine C intervient notamment dans la synthèse du collagène, une protéine indispensable à la structure de nombreux tissus. Lorsque la carence devient importante, les tissus conjonctifs et les vaisseaux deviennent plus fragiles. Cette fragilité explique une grande partie des manifestations caractéristiques de la maladie : saignements, ecchymoses, lésions cutanées, problèmes gingivaux et mauvaise cicatrisation.
Peut-on attraper le scorbut au contact d’une personne malade ?
Non.
Il n’existe pas de « virus du scorbut » ni de germe responsable du scorbut que l’on pourrait contracter au contact d’une personne malade.
On ne développe donc pas une maladie carentielle liée à la vitamine C parce qu’un proche, un enfant, un conjoint ou un collègue en est atteint.
Si plusieurs personnes d’une même famille présentent simultanément une carence en vitamine C, il faut plutôt rechercher une cause commune, par exemple une alimentation très pauvre en fruits et légumes, un régime extrêmement restrictif ou des difficultés d’accès à une alimentation suffisamment diversifiée.
Le fait que plusieurs personnes présentent des symptômes similaires ne signifie donc pas que la maladie carentielle liée à la vitamine Csoit contagieuse.
Qu’est-ce que le scorbut ?
La maladie carentielle liée à la vitamine C est la conséquence clinique d’une carence sévère en vitamine C.
La vitamine C, ou acide ascorbique, est une vitamine hydrosoluble indispensable que l’organisme humain ne sait pas fabriquer en quantité suffisante. Elle doit donc être apportée régulièrement par l’alimentation.
Elle intervient dans plusieurs fonctions biologiques importantes, notamment :
- la synthèse du collagène ;
- la santé des vaisseaux sanguins ;
- la cicatrisation ;
- le maintien des tissus conjonctifs ;
- la santé des os et des cartilages ;
- le fonctionnement normal de certaines cellules immunitaires ;
- l’absorption intestinale du fer non héminique ;
- la protection des cellules contre le stress oxydatif.
Lorsque les apports deviennent très faibles pendant suffisamment longtemps, les réserves de l’organisme diminuent progressivement. Une carence sévère peut alors conduire au scorbut.
Pourquoi le manque de vitamine C provoque-t-il le scorbut ?
L’une des explications essentielles est liée au collagène.
Le collagène est une protéine structurale majeure présente notamment dans la peau, les vaisseaux sanguins, les os, les cartilages, les dents et les tissus conjonctifs.
La vitamine C participe à plusieurs réactions nécessaires à la maturation normale du collagène. Lorsque la carence devient importante, la qualité et la résistance des tissus conjonctifs se dégradent.
Les petits vaisseaux deviennent alors plus fragiles et des saignements peuvent apparaître.
C’est ce mécanisme qui contribue à expliquer certains signes typiques d’une maladie carentielle liée à la vitamine C : petites taches rouges ou violacées sur la peau, ecchymoses, saignements gingivaux, mauvaise cicatrisation ou encore douleurs musculosquelettiques.
Comment attrape-t-on le scorbut ?
La formulation « attraper le scorbut » peut être trompeuse, puisque la maladie ne s’attrape pas.
On développe une maladie carentielle liée à la vitamine C lorsqu’une carence sévère en vitamine C s’installe progressivement.
La cause la plus fréquente est une alimentation extrêmement pauvre en aliments contenant de la vitamine C.
La carence peut cependant être favorisée par plusieurs situations.
Une alimentation très pauvre en vitamine C
Une alimentation très peu diversifiée, excluant durablement la majorité des fruits et légumes, peut progressivement réduire les réserves de vitamine C.
Il n’est pas nécessaire d’avoir une alimentation globalement pauvre en calories pour développer une carence. Une personne peut parfois consommer suffisamment de calories tout en présentant une alimentation nutritionnellement très déséquilibrée.
Le risque augmente notamment lorsque les aliments frais sont quasiment absents de l’alimentation.
Les régimes très restrictifs
Certains régimes extrêmement restrictifs peuvent favoriser des déficits nutritionnels multiples.
Le risque est particulièrement important lorsque plusieurs groupes d’aliments sont supprimés sans stratégie permettant de compenser les micronutriments manquants.
La maladie carentielle liée à la vitamine C a notamment été décrite chez des enfants présentant des habitudes alimentaires très limitées. Une revue de la littérature pédiatrique montre que la maladie peut encore survenir dans les pays à revenus élevés, notamment chez des enfants ayant des habitudes alimentaires très particulières ou des facteurs favorisant une alimentation très restrictive.
La dénutrition
La dénutrition constitue un facteur de risque important.
Elle peut concerner des personnes âgées isolées, des personnes en situation de précarité, des personnes ayant une consommation alimentaire très réduite ou certains patients atteints de maladies chroniques.
La maladie carentielle liée à la vitamine C moderne ne concerne donc pas uniquement les populations souffrant de famine.
Une revue récente consacrée aux cas adultes publiés entre 2000 et 2025 a identifié 280 cas et souligne notamment le rôle de l’alimentation restrictive, de l’isolement social et de difficultés socio-économiques.
Certaines maladies digestives
Certaines maladies ou situations susceptibles de perturber l’alimentation ou l’absorption des nutriments peuvent également augmenter le risque de carence.
Une diarrhée chronique, certaines maladies intestinales ou une chirurgie digestive peuvent notamment contribuer à une situation nutritionnelle défavorable.
Le tabagisme
Le tabagisme est également associé à un besoin accru en vitamine C et constitue un facteur de risque de statut insuffisant en vitamine C.
Quels sont les symptômes du scorbut ?
Les symptômes de la maladie carentielle liée à la vitamine C peuvent être très variables.
Ils ne commencent pas nécessairement par les signes classiques que l’on associe historiquement à la maladie.
Les premiers symptômes peuvent être relativement généraux :
- fatigue importante ;
- faiblesse ;
- malaise général ;
- irritabilité ;
- diminution de l’appétit ;
- douleurs musculaires ;
- douleurs articulaires.
Avec la progression de la carence, des manifestations plus caractéristiques peuvent apparaître.
Scorbut et saignement des gencives
Les manifestations bucco-dentaires constituent l’un des signes classiques d’une maladie carentielle liée à la vitamine C.
Les gencives peuvent devenir :
- gonflées ;
- rouges ou violacées ;
- douloureuses ;
- fragiles ;
- facilement hémorragiques.
Dans les formes avancées, les dents peuvent devenir mobiles.
Il est toutefois important de ne pas conclure automatiquement à une maladie carentielle liée à la vitamine C devant des gencives qui saignent. Une gingivite ou une maladie parodontale sont beaucoup plus fréquentes et peuvent également provoquer des saignements.
Le contexte nutritionnel et l’association avec d’autres signes sont donc essentiels.
Scorbut et taches rouges sur la peau
La maladie carentielle liée à la vitamine C peut provoquer des manifestations cutanées caractéristiques.
Des pétéchies, des ecchymoses ou un purpura peuvent apparaître, notamment au niveau des jambes.
La fragilité des petits vaisseaux sanguins favorise ces petits saignements sous la peau.
Une personne peut donc présenter des bleus ou des taches rouges ou violacées sans avoir subi de traumatisme évident.
Mais là encore, ce symptôme n’est pas spécifique du scorbut.
Un purpura peut avoir de nombreuses autres causes et mérite parfois une évaluation médicale rapide.
Le scorbut peut-il provoquer des douleurs articulaires ?
Oui.
Les douleurs articulaires et musculaires font partie des manifestations décrites dans les carences sévères en vitamine C.
Chez l’enfant, les manifestations musculosquelettiques peuvent être particulièrement importantes et parfois entraîner une réticence à marcher ou à bouger en raison de la douleur.
Fatigue et scorbut
La fatigue est l’un des symptômes possibles d’une maladie carentielle liée à la vitamine C.
Elle peut cependant être extrêmement trompeuse puisque la fatigue est présente dans une multitude de situations : anémie, manque de sommeil, infections, troubles thyroïdiens, carences nutritionnelles, maladies chroniques ou troubles psychologiques.
La fatigue isolée ne permet donc pas de diagnostiquer un scorbut.
Les principaux symptômes du scorbut en un coup d’œil
| Symptômes précoces | Symptômes plus avancés |
| Fatigue | Saignements des gencives |
| Faiblesse | Ecchymoses importantes |
| Malaise général | Pétéchies et purpura |
| Irritabilité | Mauvaise cicatrisation |
| Perte d’appétit | Dents mobiles ou perte dentaire |
| Douleurs musculaires | Cheveux fragiles ou en tire-bouchon |
| Douleurs articulaires | Anémie |
| — | Hémorragies |
| — | Complications sévères |
Les manifestations du scorbut peuvent donc toucher plusieurs systèmes de l’organisme et parfois imiter d’autres maladies. Une revue publiée en 2026 souligne précisément cette difficulté diagnostique chez l’adulte.
Combien de temps faut-il pour développer un scorbut ?
Il n’existe pas un délai identique pour tout le monde.
Le temps nécessaire dépend notamment des réserves initiales en vitamine C, de l’alimentation et des besoins de l’organisme.
Une carence très importante peut entraîner des signes cliniques après plusieurs semaines à quelques mois d’apports extrêmement faibles.
Les données du National Institutes of Health indiquent que les symptômes peuvent apparaître après plusieurs semaines avec un apport très faible, notamment inférieur à environ 10 mg de vitamine C par jour.
Cela ne signifie toutefois pas qu’une personne développant une alimentation pauvre en fruits pendant quelques jours va immédiatement développer un scorbut.
Le scorbut correspond à une carence sévère et prolongée, et non à une simple journée ou semaine d’alimentation déséquilibrée.
Le scorbut est-il fréquent aujourd’hui ?
Le scorbut est beaucoup plus rare aujourd’hui qu’il ne l’était historiquement, notamment dans les pays disposant d’un accès relativement facile à une alimentation variée.
Il n’a cependant pas complètement disparu.
Des cas continuent d’être rapportés chez les adultes et les enfants.
Une revue publiée en 2026, portant sur 280 cas adultes diagnostiqués entre 2000 et 2025, montre que le scorbut demeure une réalité clinique et qu’il peut être sous-diagnostiqué parce que ses symptômes ressemblent à ceux d’autres maladies.
La carence en vitamine C, quant à elle, est plus fréquente que le scorbut proprement dit.
Autrement dit, il faut distinguer :
insuffisance en vitamine C → carence plus importante → carence sévère → scorbut.
Le scorbut représente la forme clinique sévère de la carence.
Comment diagnostique-t-on le scorbut ?
Le diagnostic repose avant tout sur l’ensemble du contexte clinique et nutritionnel.
Le professionnel de santé recherche les symptômes caractéristiques et s’intéresse notamment à l’alimentation du patient.
Une analyse sanguine peut mesurer la concentration plasmatique de vitamine C.
Le dosage plasmatique de la vitamine C est actuellement l’une des méthodes couramment utilisées pour évaluer le statut en vitamine C.
Cependant, l’interprétation doit tenir compte du contexte clinique.
Une concentration sanguine normale ne permet pas nécessairement, à elle seule, d’exclure totalement un problème de statut vitaminique dans certaines situations.
Le diagnostic ne doit donc pas être réduit à un chiffre isolé.
D’autres analyses peuvent également être nécessaires afin de rechercher les conséquences de la carence et d’écarter d’autres diagnostics.
Une anémie peut notamment être observée chez les personnes atteintes de scorbut, notamment en raison de saignements ou de facteurs nutritionnels associés.
Pourquoi le scorbut peut-il être confondu avec d’autres maladies ?
C’est un aspect particulièrement important. Le scorbut n’a pas toujours une présentation « classique ».
Une personne peut consulter pour des douleurs articulaires, une fatigue importante, des lésions cutanées, une anémie ou des symptômes bucco-dentaires.
Ces manifestations peuvent orienter vers de nombreuses autres hypothèses.
Chez l’enfant, le scorbut peut notamment être confondu avec certaines maladies inflammatoires, infectieuses ou osseuses.
Chez l’adulte, la revue publiée en 2026 souligne également des diagnostics différentiels nombreux, notamment des maladies auto-immunes, hématologiques ou hémostatiques.
C’est pourquoi l’interrogatoire alimentaire est particulièrement important lorsqu’une personne présente plusieurs symptômes compatibles avec une carence nutritionnelle.
Comment traite-t-on le scorbut ?
Le scorbut se traite en corrigeant la carence en vitamine C.
Le traitement médical peut comprendre une supplémentation en vitamine C associée à une amélioration durable de l’alimentation.
La dose et la durée du traitement dépendent de l’âge, de la gravité de la carence, du contexte médical et des recommandations du professionnel de santé.
Le traitement ne doit pas être confondu avec une simple supplémentation « bien-être » destinée à augmenter les apports alimentaires.
En présence d’un véritable scorbut, il est nécessaire de prendre en charge la carence et d’identifier sa cause.
Il faut notamment se demander pourquoi la personne a développé une carence aussi importante :
alimentation très restrictive ? dénutrition ? maladie digestive ? difficultés d’accès à l’alimentation ? trouble alimentaire ? augmentation des besoins ? autre problème médical ?
Cette étape est essentielle pour éviter une récidive.
En combien de temps le scorbut guérit-il ?
La réponse au traitement peut être relativement rapide.
Certains symptômes commencent à s’améliorer rapidement après la correction de la carence, parfois en quelques jours.
Cependant, tous les symptômes ne disparaissent pas au même rythme.
Les manifestations générales peuvent s’améliorer rapidement alors que les atteintes gingivales, cutanées, dentaires ou certains problèmes liés aux tissus conjonctifs peuvent nécessiter davantage de temps.
La récupération dépend également de la sévérité et de la durée de la carence.
Une prise en charge précoce améliore considérablement le pronostic.
Peut-on prévenir le scorbut ?
Oui.
La prévention repose principalement sur une alimentation variée apportant régulièrement de la vitamine C.
La vitamine C se trouve dans de nombreux fruits et légumes.
Parmi les sources alimentaires intéressantes figurent notamment :
- les agrumes ;
- les poivrons ;
- les fraises ;
- les cassis ;
- le brocoli ;
- les choux de Bruxelles ;
- les pommes de terre ;
- certains fruits et légumes frais.
Le NHS rappelle que les besoins peuvent normalement être couverts par une alimentation variée et équilibrée.
La vitamine C étant hydrosoluble et peu stockée dans l’organisme, un apport alimentaire régulier est important.
Quels aliments contiennent le plus de vitamine C ?
La teneur exacte varie selon l’aliment, la variété, la fraîcheur et les méthodes de préparation.
Les fruits et légumes constituent les principales sources alimentaires.
Les aliments particulièrement intéressants
Poivron
Les poivrons, notamment crus, constituent une source importante de vitamine C.
Agrumes
Orange, pamplemousse, citron et autres agrumes contribuent aux apports.
Fraises
Elles apportent également une quantité intéressante de vitamine C.
Brocoli et autres crucifères
Ils peuvent contribuer significativement aux apports quotidiens.
Cassis
Le cassis fait partie des fruits particulièrement riches en vitamine C.
Pommes de terre
Elles peuvent également participer aux apports, surtout lorsqu’elles sont consommées régulièrement.
La vitamine C étant sensible à certaines conditions de stockage et de cuisson, les méthodes de préparation peuvent influencer la quantité finalement consommée.
Quelle quantité de vitamine C faut-il par jour ?
Les besoins varient selon l’âge, le sexe et certaines situations physiologiques.
Les recommandations nutritionnelles ne doivent toutefois pas être confondues avec les doses utilisées pour traiter un scorbut diagnostiqué.
Pour un adulte en bonne santé, l’objectif est normalement de couvrir les besoins par une alimentation diversifiée.
Les recommandations varient légèrement selon les autorités sanitaires. Par exemple, le NHS indique un besoin quotidien de 40 mg pour les adultes âgés de 19 à 64 ans, tandis que les recommandations américaines de référence sont plus élevées.
Cette différence illustre pourquoi il est préférable de préciser quelle recommandation nutritionnelle est utilisée plutôt que d’affirmer qu’une dose unique convient à tout le monde.
Peut-on prendre trop de vitamine C ?
Oui.
Même si la vitamine C est une vitamine hydrosoluble, cela ne signifie pas que des doses très élevées sont toujours souhaitables.
Des doses importantes de supplémentation peuvent notamment provoquer des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des diarrhées ou des flatulences.
La supplémentation doit donc être adaptée à la situation.
Il faut surtout éviter une confusion fréquente :
prévenir une carence n’est pas la même chose que traiter un scorbut.
Une personne présentant des symptômes compatibles avec une carence sévère ne devrait pas tenter de poser elle-même son diagnostic uniquement sur Internet.
Le scorbut chez l’enfant est-il contagieux ?
Non.
Le scorbut pédiatrique n’est pas contagieux.
Chez l’enfant, il est généralement nécessaire de rechercher attentivement les habitudes alimentaires.
Les enfants présentant une alimentation extrêmement sélective peuvent notamment être exposés à des déficits nutritionnels.
Le scorbut pédiatrique peut également présenter des manifestations musculosquelettiques importantes : douleurs, difficultés à marcher ou refus de bouger.
Une revue consacrée aux cas pédiatriques des vingt dernières années souligne que le scorbut peut encore être observé dans les pays à revenus élevés et qu’il peut être confondu avec différentes maladies.
Un enfant qui présente une fatigue inhabituelle, des douleurs, des ecchymoses inexpliquées, des problèmes gingivaux ou une alimentation extrêmement restrictive doit être évalué par un professionnel de santé.
Le scorbut chez l’adulte est-il contagieux ?
Là encore, non.
Chez l’adulte, les facteurs de risque peuvent être très différents.
Une alimentation très restrictive, une dénutrition, l’isolement social, certaines maladies chroniques, des problèmes digestifs ou une consommation importante de tabac ou d’alcool peuvent contribuer au risque de déficit nutritionnel.
La littérature récente montre que les cas adultes ne sont pas uniquement historiques.
Une revue systématique publiée en 2026 a analysé 280 cas adultes rapportés dans la littérature entre 2000 et 2025. Les manifestations les plus fréquentes comprenaient notamment des lésions cutanées, une anémie et des phénomènes hémorragiques.
Le scorbut peut-il être mortel ?
Oui, dans les formes sévères non traitées.
Le scorbut n’est pas une maladie bénigne lorsqu’il est avancé.
La carence sévère peut provoquer une fragilité importante des tissus et des vaisseaux, des hémorragies, une mauvaise cicatrisation, une anémie et d’autres complications.
Les sources médicales de référence indiquent que le scorbut non traité peut être fatal.
La bonne nouvelle est que le scorbut répond généralement très bien à une correction appropriée de la carence lorsqu’il est reconnu et pris en charge.
Quand consulter rapidement ?
Une consultation médicale est particulièrement importante lorsqu’une personne présente une association de plusieurs symptômes évocateurs, notamment :
saignements inhabituels + ecchymoses + fatigue importante + douleurs + alimentation très pauvre en fruits et légumes.
Il faut également consulter en cas de saignements importants, d’apparition rapide de nombreux bleus ou de taches violacées, de malaise, de faiblesse importante, de difficultés à marcher chez un enfant ou de symptômes généraux inquiétants.
Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un scorbut.
Ils peuvent correspondre à de nombreuses autres maladies nécessitant également une prise en charge.
Scorbut : les idées reçues à connaître
« Le scorbut est contagieux »
Faux.
Le scorbut est une maladie carentielle et non une infection.
« Il faut avoir faim pour avoir le scorbut »
Faux.
Une personne peut consommer suffisamment de calories mais avoir une alimentation extrêmement pauvre en vitamine C.
« Le scorbut a disparu »
Faux.
Il est devenu beaucoup plus rare mais des cas continuent d’être diagnostiqués, y compris chez des adultes et des enfants dans les pays à revenus élevés.
« Avoir peu de vitamine C signifie forcément avoir le scorbut »
Faux.
Une insuffisance en vitamine C et un scorbut clinique ne sont pas exactement la même chose.
Le scorbut correspond à une carence sévère avec manifestations cliniques.
« Une orange par jour suffit toujours à traiter un scorbut »
Faux.
Une alimentation riche en vitamine C participe à la correction des apports, mais un scorbut diagnostiqué nécessite une prise en charge appropriée de la carence.
FAQ : les questions les plus fréquentes sur le scorbut
Le scorbut est-il contagieux ?
Non. Le scorbut n’est pas contagieux. Il est provoqué par une carence sévère en vitamine C et ne se transmet pas d’une personne à une autre.
Comment attrape-t-on le scorbut ?
On n’attrape pas le scorbut. On le développe lorsqu’une carence sévère et prolongée en vitamine C s’installe, généralement dans un contexte d’apports alimentaires très insuffisants ou de facteurs favorisant la carence.
Peut-on embrasser quelqu’un qui a le scorbut ?
Oui. Le scorbut ne se transmet pas par la salive, les baisers ou les contacts physiques.
Peut-on vivre avec une personne atteinte de scorbut ?
Oui. Il n’existe aucun risque de contagion.
Le scorbut est-il une maladie infectieuse ?
Non. Le scorbut est une maladie nutritionnelle liée à une carence sévère en vitamine C.
Quels sont les premiers signes du scorbut ?
Les premiers signes peuvent être une fatigue importante, une faiblesse, un malaise, une irritabilité, une perte d’appétit ou des douleurs musculaires et articulaires.
Le scorbut fait-il saigner les gencives ?
Oui. Les gencives gonflées et saignantes font partie des manifestations classiques du scorbut.
Le scorbut donne-t-il des bleus ?
Oui. La fragilité des petits vaisseaux peut favoriser les ecchymoses, les pétéchies et le purpura.
Le scorbut existe-t-il encore en France ?
Oui, même s’il est rare. Des cas de scorbut continuent d’être décrits dans les pays à revenus élevés.
Le scorbut peut-il toucher les enfants ?
Oui. Le scorbut pédiatrique existe encore, notamment chez certains enfants ayant une alimentation très restrictive.
Quelle vitamine provoque le scorbut ?
Le scorbut est provoqué par une carence sévère en vitamine C, également appelée acide ascorbique.
Peut-on guérir du scorbut ?
Oui. Le scorbut répond généralement bien à une correction de la carence en vitamine C et à la prise en charge de sa cause.
Conclusion : le scorbut est-il contagieux ?
Non, le scorbut n’est absolument pas contagieux.
Il ne s’agit ni d’une infection virale, ni d’une infection bactérienne, ni d’une maladie transmissible entre individus.
Le scorbut apparaît lorsque l’organisme souffre d’une carence sévère et prolongée en vitamine C. Cette carence perturbe notamment la synthèse normale du collagène et fragilise progressivement les tissus conjonctifs et les petits vaisseaux sanguins.
Les symptômes peuvent commencer par une fatigue, une faiblesse ou des douleurs, puis évoluer vers des manifestations plus caractéristiques : gencives gonflées et saignantes, ecchymoses, pétéchies, purpura, mauvaise cicatrisation, douleurs articulaires, anémie et, dans les formes avancées, complications hémorragiques.
Même s’il est devenu rare dans les pays disposant d’une alimentation variée, le scorbut n’a pas disparu. Les publications médicales récentes montrent qu’il peut encore toucher des adultes et des enfants, notamment dans des contextes de dénutrition, d’alimentation très restrictive ou de vulnérabilité sociale.
Le point essentiel est donc simple : on ne peut pas attraper le scorbut auprès d’une personne malade. Il faut rechercher une carence sévère en vitamine C et surtout comprendre pourquoi cette carence s’est installée. En cas de symptômes évocateurs ou de suspicion de scorbut, un avis médical permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer les éventuelles complications et de mettre en place une correction adaptée de la carence.
