Voir des selles rouges dans les toilettes peut être impressionnant. Mais une selle rouge n’est pas forcément une selle contenant du sang. Betteraves, aliments très pigmentés et colorants peuvent modifier la couleur des selles. À l’inverse, lorsqu’il s’agit réellement de sang, les causes vont des hémorroïdes ou de la fissure anale à des maladies du côlon qui nécessitent une prise en charge médicale. Alors, comment faire la différence et surtout, quand faut-il s’inquiéter ?
La première chose à retenir est simple : des selles rouges ne signifient pas automatiquement cancer, mais du sang dans les selles ne doit pas être banalisé.
Une petite trace de sang rouge vif après une constipation n’a pas la même signification qu’un saignement abondant accompagné de vertiges. De même, des selles rouges après avoir mangé des betteraves ne correspondent pas nécessairement à une hémorragie digestive.
La couleur, la quantité de sang, sa répétition et les symptômes associés sont donc essentiels pour comprendre la situation. En France, l’Assurance Maladie recommande de consulter en cas de rectorragie modérée et de recourir aux urgences lorsqu’une hémorragie anale est très importante et retentit sur l’état général.
Selles rouges : est-ce forcément du sang ?
Non. Une coloration rouge des selles peut avoir une origine alimentaire.
C’est notamment le cas après avoir consommé des betteraves, mais aussi certains aliments très pigmentés, des fruits rouges ou des produits contenant des colorants alimentaires.
Les betteraves contiennent notamment de la bétanine, un pigment rouge qui peut traverser le tube digestif et donner aux selles une couleur rouge ou rouge violacé. Des tomates, cranberries et certains colorants peuvent également modifier leur apparence.
Cette situation est généralement bénigne lorsque la coloration apparaît après la consommation d’un aliment susceptible de l’expliquer et disparaît ensuite.
Mais attention : avoir mangé des betteraves ne permet pas de conclure automatiquement que les selles rouges observées ne contiennent pas du sang.
Si les selles restent rouges, si la coloration réapparaît sans explication alimentaire ou si elle s’accompagne de douleurs, diarrhée, fatigue, perte de poids ou modification inhabituelle du transit, il est préférable de consulter.
Comment savoir si les selles rouges contiennent du sang ?
L’aspect du sang peut fournir des indications utiles.
Le sang peut être :
- rouge vif, en petites traces ou en quantité plus importante ;
- présent sur le papier toilette ;
- visible à la surface des selles ;
- présent dans la cuvette ;
- mélangé aux selles ;
- associé à des glaires ;
- ou beaucoup plus foncé, voire noir, lorsqu’il a été digéré.
Le terme médical rectorragie désigne principalement l’émission de sang rouge par l’anus. En France, Ameli précise que le sang rouge provient le plus souvent d’une lésion située au niveau du côlon, du rectum ou de l’anus.
La couleur constitue toutefois un indice et non un diagnostic.
Sang rouge vif dans les selles : qu’est-ce que cela signifie ?
Le sang rouge vif correspond généralement à un saignement situé dans la partie basse du tube digestif, notamment au niveau de l’anus, du rectum ou du côlon.
Les causes fréquentes comprennent les hémorroïdes et la fissure anale.
Mais d’autres causes sont possibles : diverticulose, polypes, maladies inflammatoires intestinales, infections, lésions du côlon ou du rectum et, plus rarement, cancer colorectal.
Une erreur fréquente consiste à voir du sang rouge vif et à conclure immédiatement : « ce sont mes hémorroïdes ». Ce raisonnement n’est pas suffisamment fiable.
Une personne peut effectivement avoir des hémorroïdes et une autre cause de saignement simultanément. C’est pourquoi Mayo Clinic recommande notamment de ne pas attribuer automatiquement une rectorragie aux hémorroïdes lorsqu’il existe des changements du transit ou de l’aspect des selles rouges.
Selles rouges et hémorroïdes : comment les reconnaître ?
Les hémorroïdes sont l’une des causes les plus fréquentes des selles rouges. Le sang est généralement rouge vif, souvent observé après la défécation. Il peut se retrouver sur le papier toilette, à la surface des selles ou dans la cuvette.
Les hémorroïdes peuvent également provoquer :
- démangeaisons ;
- irritation ;
- douleur ou gêne ;
- gonflement ;
- sensation de boule au niveau de l’anus.
La constipation et les efforts de poussée peuvent favoriser leur apparition ou aggraver les symptômes.
Mais une règle mérite d’être retenue :
Une personne qui a des hémorroïdes peut quand même avoir besoin d’un bilan pour une rectorragie.
En particulier lorsque le saignement est nouveau, persistant, répété ou accompagné d’autres symptômes.
Selles rouges et fissure anale
La fissure anale est une petite déchirure de la muqueuse du canal anal.
Elle survient fréquemment après le passage de selles dures ou volumineuses, notamment en contexte de constipation.
Le tableau classique associe : selles dures → douleur importante lors de la défécation → petite quantité de sang rouge vif.
La douleur constitue ici un élément particulièrement évocateur.
Cependant, comme pour les hémorroïdes, l’aspect du sang ne suffit pas toujours à établir le diagnostic.
Selles rouges avec diarrhée : faut-il consulter ?
Oui, une diarrhée sanglante mérite une attention particulière.
La présence simultanée de diarrhée et de sang peut notamment s’observer lors d’une infection intestinale ou d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
Une diarrhée sanglante peut être accompagnée de :
- douleurs ou crampes abdominales ;
- fièvre ;
- nausées ;
- glaires ;
- besoin fréquent d’aller à la selle.
La rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn peuvent également provoquer des selles sanglantes, particulièrement lorsqu’elles touchent le côlon ou le rectum.
Sang + diarrhée ne doit donc pas être automatiquement interprété comme une simple gastro-entérite.

Selles rouges et maladie inflammatoire de l’intestin
Deux maladies sont particulièrement importantes à connaître : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
Elles appartiennent aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Selon la localisation et l’activité de la maladie, elles peuvent provoquer :
- diarrhées répétées ;
- sang dans les selles ;
- glaires ;
- douleurs abdominales ;
- fatigue ;
- perte de poids ;
- envies fréquentes d’aller à la selle.
Lorsque le sang apparaît dans un contexte de symptômes digestifs persistants, il est particulièrement important de rechercher une cause des selles rouges plutôt que de conclure à des hémorroïdes.
Selles rouges et diverticulose
La diverticulose correspond à la présence de petites poches dans la paroi du côlon.
Ces diverticules peuvent parfois saigner et provoquer une rectorragie parfois importante.
Le saignement diverticulaire peut être relativement indolore, contrairement à la fissure anale.
Une quantité importante de sang ou un saignement continu constitue en revanche une situation qui nécessite une évaluation urgente.
Selles rouges et polypes du côlon
Les polypes sont des excroissances qui se développent sur la muqueuse du côlon ou du rectum. Certains sont bénins. D’autres, notamment certains adénomes, peuvent évoluer progressivement vers un cancer colorectal.
Les polypes peuvent également provoquer de petits saignements, parfois invisibles à l’œil nu. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dépistage du cancer colorectal recherche du sang occulte dans les selles.
Mais il faut bien distinguer deux situations :
- Dépistage : personne sans symptôme appartenant à la population cible.
- Diagnostic : personne présentant du sang dans les selles ou d’autres symptômes.
Cette distinction est essentielle.
Selles rouges : est-ce un signe de cancer colorectal ?
Cela peut être un signe, mais ce n’est absolument pas la seule explication.
Le cancer colorectal peut provoquer un saignement rectal, y compris du sang rouge vif.
Il peut également provoquer :
- une modification persistante du transit ;
- diarrhée ou constipation inhabituelle ;
- selles plus fines ou modification de leur aspect ;
- douleurs ou crampes abdominales ;
- fatigue ;
- faiblesse ;
- perte de poids involontaire ;
- sang visible ou occulte dans les selles.
Mais il faut éviter deux erreurs opposées.
La première consiste à penser : « J’ai du sang, donc j’ai un cancer. »
C’est faux. Les causes bénignes ou traitables de rectorragie sont nombreuses.
La seconde consiste à penser : « J’ai des hémorroïdes, donc le sang vient forcément de là. »
Ce n’est pas suffisamment sûr non plus. La bonne attitude est de faire évaluer un saignement inexpliqué.
Le cancer colorectal peut-il provoquer du sang rouge vif ?
Oui. Contrairement à une idée reçue, le sang rouge vif n’exclut pas un problème situé dans le rectum ou le côlon.
La localisation d’une lésion, la vitesse du saignement et le temps de transit influencent l’aspect du sang.
Le sang provenant d’une partie basse du tube digestif peut rester rouge vif. À l’inverse, un saignement digestif situé plus haut peut être digéré et produire des selles noires, goudronneuses, appelées méléna.
Selles noires ou rouges : quelle différence ?
La couleur peut donner une première indication.
| Aspect observé | Origine possible | Que faire ? |
| Rouge vif sur le papier | Fissure, hémorroïdes notamment | Consulter si inexpliqué ou répété |
| Rouge vif sur les selles | Saignement anal, rectal ou colique possible | Avis médical |
| Sang mélangé aux selles | Origine colique possible | Consultation |
| Rouge foncé / lie-de-vin | Saignement digestif possible | Évaluation médicale |
| Diarrhée sanglante | Infection ou inflammation possible | Consultation rapide |
| Noir, goudronneux | Sang digéré possible | Évaluation rapide |
| Sang abondant + malaise | Hémorragie digestive possible | Urgence |
Attention : certains aliments et médicaments peuvent également foncer les selles. Le fer et certains produits contenant du bismuth peuvent notamment les rendre noires.
Selles rouges après avoir mangé des betteraves : dois-je m’inquiéter ?
Pas forcément. C’est même une cause classique selles rouges. Si vous avez mangé des betteraves ou un aliment fortement pigmenté et que vos selles prennent temporairement une coloration rougeâtre sans autre symptôme, l’origine alimentaire est plausible.
Mais si vous n’avez pas consommé d’aliments susceptibles de modifier la couleur des selles, si la coloration persiste ou si vous observez clairement du sang, il ne faut pas attribuer automatiquement le phénomène à l’alimentation.
En cas de doute, mieux vaut faire vérifier que d’essayer de s’autodiagnostiquer.
Sang sur le papier toilette : est-ce grave ?
Une petite quantité de sang rouge vif uniquement visible sur le papier toilette est souvent liée à une cause située près de l’anus, notamment une fissure ou des hémorroïdes. Mais ce constat ne permet pas de poser un diagnostic à distance.
La situation devient plus préoccupante si le saignement :
- se répète ;
- augmente ;
- apparaît sans constipation ;
- survient sans douleur ;
- est associé à une modification du transit ;
- s’accompagne de fatigue ou de perte de poids ;
- apparaît chez une personne présentant des facteurs de risque de cancer colorectal.
L’Assurance Maladie recommande notamment de préciser au médecin si le sang se trouve sur le papier, dans la cuvette, sur les selles ou en dehors de la défécation.
Quand faut-il consulter pour des selles rouges ?
C’est probablement la question la plus importante : Quand faut-il consulter pour des selles rouges ? Une petite rectorragie isolée peut avoir une cause bénigne. Mais un saignement visible mérite au minimum d’être surveillé et, s’il est inexpliqué ou récurrent, évalué médicalement.
Prenez rendez-vous avec votre médecin notamment si :
- le sang revient régulièrement ;
- vous ne connaissez pas la cause ;
- vos habitudes intestinales ont changé ;
- vous avez une constipation inhabituelle ;
- vous avez une diarrhée persistante ;
- vous alternez diarrhée et constipation ;
- vous avez des douleurs abdominales ;
- vous avez des douleurs rectales ;
- vous avez des glaires dans les selles ;
- vous êtes plus fatigué que d’habitude ;
- vous avez perdu du poids sans le vouloir ;
- vous avez des antécédents personnels ou familiaux de polypes ou cancer colorectal ;
- vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
Ameli recommande, en cas de rectorragie modérée, de prendre rendez-vous avec son médecin traitant afin d’en rechercher la cause.
Selles rouges : quand est-ce une urgence ?
Un saignement abondant, continu ou accompagné de signes généraux est une urgence.
Il faut notamment être particulièrement vigilant en présence de :
- saignement très abondant ;
- sang qui coule en quantité importante ;
- caillots importants ;
- saignement qui ne s’arrête pas ;
- pâleur ;
- sueurs ;
- respiration rapide ;
- cœur qui bat rapidement ;
- vertiges ;
- malaise ;
- faiblesse importante ;
- perte de connaissance.
En France, en cas d’hémorragie anale très importante avec retentissement sur l’état général, Ameli recommande d’appeler le 15 ou le 112.
Le NHS recommande également une prise en charge immédiate en cas de saignement continu ou important, notamment lorsque l’eau des toilettes devient rouge ou lorsqu’il existe de gros caillots.
Le sang dans les selles peut-il disparaître puis revenir ?
Oui. Et sa disparition ne suffit pas à prouver que tout va bien. Une rectorragie peut être intermittente. Elle peut apparaître après une selle puis disparaître plusieurs jours avant de réapparaître.
Il est donc utile de noter :
- la date du saignement ;
- sa couleur ;
- la quantité approximative ;
- son emplacement ;
- la présence ou non de douleur ;
- l’aspect des selles ;
- la présence de diarrhée ou constipation ;
- les autres symptômes associés.
Ces informations peuvent aider le médecin à orienter son évaluation. Ameli recommande précisément de préparer ces éléments avant la consultation.
Quels examens en cas de sang dans les selles ?
Le bilan dépend de chaque situation. Le médecin commence par rechercher les caractéristiques du saignement et les symptômes associés, puis réalise un examen clinique.
Un examen de la région anale et éventuellement un toucher rectal peuvent être réalisés.
Selon l’âge, les symptômes, les antécédents et les résultats de l’examen, différents examens peuvent être envisagés :
- anuscopie ;
- rectoscopie ;
- coloscopie ;
- analyses sanguines ;
- examens d’imagerie dans certaines situations.
Une prise de sang peut notamment rechercher une anémie lorsqu’un saignement chronique est suspecté.
La coloscopie peut être indiquée lorsqu’une origine colique est suspectée. Elle permet de visualiser le côlon et, si nécessaire, de réaliser des biopsies ou de retirer certaines lésions.
Il n’existe donc pas un examen unique obligatoire pour toutes les selles rouges. Le bilan doit être adapté au contexte.
Selles rouges et dépistage du cancer colorectal : attention à la confusion
En France, le programme organisé de dépistage du cancer colorectal s’adresse aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans qui ne présentent ni symptômes ni antécédents personnels ou familiaux particuliers ni facteurs de risque spécifiques.
Le test est réalisé tous les deux ans. C’est très important pour comprendre une chose : le test de dépistage n’est pas destiné à remplacer la consultation lorsqu’une personne présente déjà du sang visible dans ses selles.
Si vous avez des symptômes, votre médecin doit déterminer quelle stratégie diagnostique est adaptée.
L’Institut national du cancer précise également que les personnes présentant des symptômes ou certains antécédents bénéficient d’un suivi spécifique adapté à leur situation.
Pourquoi le dépistage colorectal reste important même sans symptômes ?
Parce que le cancer colorectal peut évoluer pendant un certain temps sans provoquer de symptômes perceptibles.
Le dépistage permet de détecter certains cancers à un stade précoce et peut également identifier des polypes avant qu’ils n’évoluent vers un cancer.
Selon l’Institut national du cancer, lorsque le cancer colorectal est détecté à un stade précoce, la survie à cinq ans dépasse 90 %.
Le message est donc double :
- Sang visible dans les selles → consultation et recherche de la cause.
- Absence de symptômes entre 50 et 74 ans → dépistage organisé tous les deux ans selon les recommandations françaises.
Ces deux démarches sont complémentaires, mais elles ne répondent pas au même objectif.
Selles rouges : peut-on avoir un cancer colorectal sans douleur ?
Oui. L’absence de douleur n’exclut pas une maladie colorectale.
Un cancer colorectal peut notamment se manifester par une modification du transit, une rectorragie, une fatigue liée à une perte de sang chronique ou une perte de poids inexpliquée. Il peut également rester asymptomatique au début.
Cela ne signifie évidemment pas que toute rectorragie indolore est un cancer. Cela signifie simplement que l’absence de douleur ne permet pas d’écarter à elle seule une cause sérieuse.
Selles rouges : les 8 situations à ne pas confondre
1. Betteraves
Selles rouges possiblent sans saignement.
2. Hémorroïdes
Cause fréquente de sang rouge vif, souvent après la défécation.
3. Fissure anale
Sang rouge vif associé typiquement à une douleur lors de la selle.
4. Diarrhée sanglante
Peut évoquer une infection ou une inflammation intestinale.
5. Sang mélangé aux selles
Peut justifier une exploration de l’origine colique selon le contexte.
6. Selles très foncées ou goudronneuses
Peuvent correspondre à du sang digéré.
7. Saignement répété
Même s’il disparaît entre deux épisodes, il mérite une évaluation si sa cause n’est pas clairement identifiée.
8. Saignement abondant avec malaise
Situation urgente.
Que faire si vous voyez du sang dans vos selles ?
Ne paniquez pas, mais ne banalisez pas non plus.
Commencez par observer précisément ce que vous avez vu.
Demandez-vous si vous avez consommé récemment des aliments susceptibles de colorer les selles en rouge.
Observez ensuite si le sang semble être sur le papier, à la surface des selles, mélangé aux selles ou présent dans l’eau.
Notez également la présence éventuelle de douleur, constipation, diarrhée, fièvre, fatigue, perte de poids ou modification du transit.
Ne modifiez pas ou n’arrêtez pas de vous-même un traitement anticoagulant ou antiagrégant parce que vous avez constaté du sang. Signalez simplement le traitement au médecin, car certains médicaments peuvent favoriser ou aggraver un saignement. Ameli recommande précisément de signaler les médicaments pouvant favoriser les saignements, notamment les anticoagulants et certains anti-inflammatoires.
Selles rouges : faut-il s’inquiéter ? La réponse en une minute
Une selle rouge n’est pas nécessairement du sang.
Si vous avez mangé des betteraves ou un aliment fortement pigmenté, une coloration alimentaire est possible.
Du sang rouge vif peut être lié à une cause bénigne, notamment une fissure anale ou des hémorroïdes.
Mais le sang dans les selles peut aussi avoir une origine colique, notamment une diverticulose, une maladie inflammatoire, un polype ou, plus rarement, un cancer colorectal.
Un saignement répété, inexpliqué ou associé à d’autres symptômes doit être évalué par un médecin.
Un saignement abondant, continu ou accompagné de malaise, pâleur, vertiges, faiblesse ou accélération du cœur nécessite une prise en charge urgente. En France : 15 ou 112.
FAQ – Selles rouges et sang dans les selles
Est-ce que les betteraves peuvent rendre les selles rouges ?
Oui. Les pigments de la betterave peuvent colorer les selles en rouge ou rouge violacé. Cette coloration est généralement temporaire et bénigne.
Selles rouges après avoir mangé des betteraves : dois-je consulter ?
Pas nécessairement si la coloration est clairement liée à l’alimentation et disparaît rapidement. En revanche, si elle persiste, revient sans explication ou s’accompagne d’autres symptômes, demandez un avis médical.
Du sang rouge vif dans les selles est-il grave ?
Pas forcément. Les hémorroïdes et les fissures anales sont des causes fréquentes. Mais d’autres causes existent. Un saignement inexpliqué ou répété doit être évalué.
Selles rouges et hémorroïdes : est-ce forcément lié ?
Non. Les hémorroïdes sont une cause fréquente, mais elles ne permettent pas à elles seules d’expliquer toute rectorragie. D’autres maladies peuvent provoquer du sang dans les selles.
Pourquoi ai-je du sang uniquement sur le papier toilette ?
Une petite quantité de sang rouge vif sur le papier peut notamment être liée à une fissure anale ou à des hémorroïdes. Si le phénomène se répète ou si d’autres symptômes apparaissent, consultez.
Selles rouges et diarrhée : est-ce inquiétant ?
Une diarrhée sanglante mérite un avis médical, notamment lorsqu’elle est accompagnée de fièvre, douleurs abdominales, glaires ou altération de l’état général.
Le cancer colorectal peut-il provoquer des selles rouges ?
Oui. Un cancer colorectal peut provoquer une rectorragie, mais le sang dans les selles a de nombreuses autres causes, beaucoup plus fréquentes et souvent bénignes.
Peut-on avoir un cancer colorectal sans douleur ?
Oui. Le cancer colorectal peut être asymptomatique ou provoquer des symptômes non douloureux, notamment des saignements, une modification du transit ou une fatigue liée à une anémie.
Faut-il faire une coloscopie lorsqu’on a du sang dans les selles ?
Pas systématiquement. Le choix des examens dépend de l’âge, des symptômes, des antécédents et de l’examen clinique. Une coloscopie peut être indiquée lorsqu’une origine colique est suspectée.
Quand appeler le 15 pour du sang dans les selles ?
En cas de saignement très important ou continu accompagné de signes généraux tels que malaise, pâleur, sueurs, respiration rapide, accélération du cœur, vertiges ou faiblesse importante.
Quelle différence entre rectorragie et méléna ?
La rectorragie correspond principalement à l’émission de sang rouge par l’anus. Le méléna correspond à des selles noires contenant du sang digéré et est généralement associé à un saignement situé plus haut dans le tube digestif.
L’essentiel à retenir
Selles rouges ne signifie pas automatiquement sang.
Sang rouge vif ne signifie pas automatiquement cancer.
Hémorroïdes ne signifie pas automatiquement que le saignement vient des hémorroïdes.
Un saignement répété ou inexpliqué mérite une consultation.
Sang + modification du transit + fatigue ou perte de poids = ne pas attendre pour demander un avis médical.
Saignement abondant + malaise ou signes généraux = urgence.
Et surtout, ne laissez pas la gêne vous empêcher d’en parler. Une rectorragie est un symptôme fréquent, mais son origine ne peut pas toujours être déterminée simplement en regardant la couleur du sang.
Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale. En cas d’hémorragie importante ou de malaise, appelez le 15 ou le 112.
